Heureux les invités au repas du Seigneur.

Heureux les invités au repas du Seigneur.

Dimanche 18 juin c’est la Solennité du  Saint-Sacrement du Corps et Sang du Christ.

 « L’effet propre de l’eucharistie est la transformation de l’homme en Dieu ». Et c’est ainsi que nous devenons nous-mêmes le merci de l’homme à son créateur.
Thomas d’Aquin

Le Saint-Sacrement

La Fête du Saint-Sacrement (2e dimanche après la Pentecôte) a été instituée au Moyen-Age pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie. Les processions de cette fête appelée autrefois Fête-Dieu apparaissent à la fin du XIIIe siècle. Pendant la procession, le prêtre portait l’Eucharistie au milieu des rues pavoisées et tapissée de pétales de roses par les enfants.
Comment expliquer que Jésus est présent dans l’hostie ?
Il est difficile de plonger dans le mystère eucharistique en oubliant qu’il est tout entier situé dans le monde spirituel, en oubliant les mots de Jésus après le discours sur le Pain de vie.
« Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie«  (Jean 6,63). Nos manières humaines nous portent à « matérialiser » la « Présence réelle », à comprendre le mot réel comme équivalent de matériel. La Présence réelle est une présence spirituelle.
Sur le pain et le vin, le célébrant, au nom de toute l’assemblée, invoque l’Esprit saint : « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus le Christ notre Seigneur ». Dans le pain et le vin, ainsi changés par l’Esprit qui les a « couverts de son ombre », c’est la vie du Christ qui nous est donnée, son corps livré, son sang versé en sa Passion.
L’eucharistie : un grand mystère !
L’eucharistie est bien la chose la plus étrange et la plus mystérieuse qui soit. Comment comprendre que ce morceau de pain rond devienne le corps du Christ livré pour nous ?
« Eucharistie » est la transposition française d’un mot grec qui veut tout simplement dire : « rendre grâces », « remercier ». L’eucharistie, en fait, est un remerciement. Mais qui remercions-nous ? Dieu, le Père, le créateur du ciel et de la terre. Celui que la Bible dépeint comme un Dieu de miséricorde qui « fait briller son soleil sur les bons et sur les méchants ». Celui qu’elle décrit comme un Dieu qui aime les hommes, inlassablement, sans toujours être payé de retour, qui les appelle sans cesse mais n’est guère entendu.
C’est ce Père très aimant qui a envoyé son Fils Jésus pour nous montrer jusqu’où va son amour et nous attirer tous à lui. C’est donc pour la création, pour la vie qui court dans nos veines et qui vient de lui que nous le remercions. Mais nous le remercions surtout pour son Fils, Jésus, venu vivre en homme parmi les hommes mourir comme l’un de nous, mais en affrontant le supplice de la Croix et l’abandon de tous.
Origine de la Fête-Dieu
Cette fête, appelée aussi fête du Saint-Sacrement est célébrée soixante jours après Pâques.
La Fête-Dieu, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, Corpus Domini, Corpus Christi, est une fête religieuse catholique et anglicane, célébrée le jeudi qui suit la Trinité, c’est-à-dire soixante jours après Pâques. Actuellement, le nom officiel de la fête, dans l’Église catholique, est « Solennité du corps et du sang du Christ ». Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés au cours du sacrifice eucharistique (Messe).
Les origines de la Fête du Corps et du sang du Christ, célébrée le jeudi après le dimanche de la Sainte-Trinité (en France, le dimanche suivant, en vertu d’un indult papal), remontent au xiiie siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Mais l’impulsion décisive en vue d’une fête spécialement consacrée au Corps et au sang du Christ fut donnée par sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Ève de Liège. Cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV.
La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant:
«Prenez, et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous.»
De même à la fin du repas, il prit la coupe, en te rendant grâce il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant:
«Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi.»
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