Vendredi après les Cendres.

Vendredi après les Cendres.

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Le Jeûne du mercredi des Cendres ne doit pas être sans lendemain. Il inaugure une quarantaine d’humble cheminement vers Pâques dans une discipline corporelle vigilante, mais plus encore dans la sincérité du cœur.

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Le Seigneur nous montre la route, qui attache étroitement la pratique du Jeûne à celle de la justice et de la charité. Pour les chrétien, pas de rénovation dans sa fidélité à Dieu sans un engagement profond au service de ses frères.

Qu’est-ce que le combat spirituel ?

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Pour beaucoup, le combat spirituel, c’est saint Antoine se roulant dans un buisson pour échapper aux tentations charnelles. Ou encore les multiples mortifications auxquelles s’adonnent certains mystiques. Comme si s’infliger une ascèse corporelle était l’arme absolue contre les tentations qui empêchent l’homme de partir à la suite du Christ.
Fort heureusement, un grand nombre de saints, et pas des moindres, ont montré qu’on pouvait faire autrement. Saint François, par exemple, ému par le nombre de cilices portés par ses frères, exigea qu’ils y renoncent. C’est donc que le combat peut se situer ailleurs. Car combat il y a bien.

Comment croire en effet que progresser dans l’amour de Dieu peut se faire sans de douloureux renoncements ? « Dieu ne tente personne, mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui le séduit et le trompe » (Jacques 1,4). Le lieu de l’affrontement est bien là, au-dedans de nous, au milieu de nos multiples désirs qui ont pour chacun un nom différent et qui nous agressent, parfois violemment. Ces désirs, nous les connaissons bien : argent, reconnaissance, honneurs, sexe… Chacun s’y retrouvera.

Mais on peut aussi y ajouter les multiples inquiétudes et soucis qui nous détournent de Celui qui devrait être l’objet essentiel de nos préoccupations. Le combat se situe donc bien là, et c’est peu dire que c’est une épreuve. Cela passe concrètement par le renoncement à une passion amoureuse, à des rêves inaccessibles, par l’acceptation humble de ses limites. Contenir ses passions, s’interdire des inquiétudes, dominer ses jalousies, c’est une violence faite à soi-même. Mais c’est une bienfaisante violence qui, peu à peu, nous conduit à l’apaisement de notre être et à la rencontre de Dieu.

 

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