La miséricorde, Dieu qui se fait tellement proche !

Quelle est en effet la grande nation dont les Dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche chaque fois que nous l’invoquons ? (Dt 4, 7)

Indignes de Dieu.

Après l’évènement de la pêche miraculeuse, Simon-Pierre dit à Jésus : Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pêcheur (Lc 5, 8). La sainteté de Dieu peut nous effrayer, surtout au regard de notre condition misérable et de nos complicités avec le mal. Mais cet effroi devant notre indignité à laisser Dieu s’approcher de nous s’accompagne en même temps d’un désir viscéral de proximité, tel que le criait Isaïe : Ah ! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! (Is 63, 19).

Avant d’être pour nous un besoin, cette proximité est plus encore un désir divin, c’est Dieu qui veut se rendre proche, jusqu’à prendre chair pour pouvoir nous toucher, nos caresser et nous bénir.

Accueillir la miséricorde, c’est alors consentir à cette réconciliation entre notre indignité, qui devrait nous tenir éloignés du seul Saint, et son désir profond de nous éteindre tout contre son coeur.

Proche comme une mère.

Cette proximité qui guérit et console trouve de touchantes expressions dans l’Ancien Testament, par exemple chez Isaïe : Vous serez nourris, portés sur la hanche ; vous serez choyés sur ses genoux. Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai (Is 66, 12-13). Le prophète Osée prêtera lui aussi sa voix au Seigneur, pour relire l’histoire d’Israël en constatant : Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger (Os 11,4).

La miséricorde, Dieu qui se fait tellement proche !

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Proche comme un père.

Cette tendresse maternelle exprime magnifiquement la miséricorde de Dieu pour tous ses enfants aux coeurs incertains et inconstants. Mais ce désir de proximité se manifeste aussi par des images paternelles, notamment quand le Seigneur conduit son peuple par la force de son bras et qu’il le protège de sa main secourable. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus l’a bien compris, elle qui écrivait dans son poème Jésus seul :  » Ô toi qui sus créer le coeur des mères, je trouve en toi le plus tendre des pères. » Ce Père vient éteindre son fils au retour de son égarement, comme l’illustre la fameuse parabole de fils prodigue (cf Lc 15, 20). Le Père n’attend ni explications ni excuses pour serrer dans ses bras le fils qu’il croyait perdu.

Magnifier la proximité divine.

L’année de la miséricorde est donc certainement d’abord une année pour redécouvrir cette proximité du Seigneur, qu’aucun éloignement ne saurait démentir. En Jésus Christ, qui est la misericordieuse proximité de Dieu en personne, toute l’humanité est ramenée au Père. Celui-ci peut alors l’éteindre amoureusement dans ses bras et la revêtir de vêtements de fête !

Pére Ludovic Frére.

Source Magnificat.

 

 

 

 

 

 

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