Le Pape François appelle l’humanité à réagir dans son encyclique sur l’environnement.

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C’est la première encyclique de l’histoire consacrée à la question de l’environnement. Elle a été dévoilée officiellement jeudi 18 juin. Il s’agit d’un texte de 192 pages, construit en six chapitres, adressé d’abord à tous les catholiques, mais que le souverain pontife veut universel. Son objectif : défendre notre « maison commune ».

Le chef de l’église catholique a publié, jeudi, cette lettre consacrée à l’écologie, adressée à tous les fidèles. Il appelle à la responsabilité de chacun afin de protéger « notre maison commune ».

Dans sa première encyclique écrite sous son nom (il en avait écrit une avec Benoît XVI en 2013), intitulée « Laudato si » (« Loué sois-tu »), le pape François apporte une vision globale sur « l’écologie humaine ».

Un message adressé au plus grand nombre

Le souverain pontife a souhaité ouvrir la discussion et, s’il est le seul à signer l’encyclique, plusieurs experts y ont participé pendant plusieurs mois. Mais il a également fait appel à des prêtres engagés, en Amazonie, sur la question de la justice sociale, par exemple. Sa présentation officielle, jeudi, adoptera, elle aussi, une forme inédite, à travers les invités conviés par le pape. Entre autres, un représentant des chrétiens orthodoxes, le climatologue allemand Hans Joachim Schellnhuber, ou encore l’économiste américaine Carolyn Woo.

« Cette présentation même de l’encyclique entend signifier sa destination universelle », estime le journal La Croix. « Le but est que tout le monde, qu’il soit passionné des arbres ou qu’il vive dans un quartier ordinaire, se sente appelé à agir, explique une source vaticane citée par le quotidien. Personne ne devrait dire :  »Ce texte ne m’est pas adressé. » 

C’est en grande partie l’homme qui piétine la nature »

« Si la tendance actuelle se poursuit, ce siècle pourrait connaître des changements climatiques et des destructions d’écosystèmes sans précédent, qui auront de graves conséquences pour nous tous », écrit le pape dans l’encyclique, selon la version diffusée par L’Espresso.

Pour François, qui s’appuie sur des études scientifiques, « la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre émis surtout à cause de l’activité humaine ». Il prend ainsi officiellement le parti de la grande majorité des scientifiques et va à l’encontre des idées climato sceptiques défendues par certains cercles chrétiens, qu’ils soient catholiques ou protestants, particulièrement aux Etats-Unis. « J’ignore si l’on peut dire que c’est entièrement dû à lui, mais principalement, c’est en grande partie l’homme qui piétine la nature, continuellement ».

La responsabilité « des pays les plus puissants »

« La Terre, notre maison, semble de plus en plus se transformer en une immense décharge publique« , écrit François, insistant sur le fait que les plus pauvres en sont les premières victimes. Il présente la Terre comme un héritage commun.

Le pape dénonce une « culture du déchet » et encourage chacun à réaliser son propre « recyclage ». Les pays riches et pollueurs, en grande partie responsables de la destruction de la planète, doivent prendre leur part de responsabilité. « L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties », écrit François.

Ils doivent aussi aider les pays les plus pauvres dans la transition énergétique. « On ne parvient pas, dans la communauté internationale, à des accords suffisants sur la responsabilité de ceux qui doivent supporter les coûts de la transition énergétique », déplore Jorge Bergoglio.

Barack Obama dans le parc de la Maison Blanche, à Washington, le 18 juin 2015.

Les négociations internationales doivent aboutir

Le pape souhaite que ce texte entretienne le débat à quelques mois de la grande conférence sur le climat (COP21), qui se déroulera en décembre 2015 à Paris sous l’égide des Nations unies.

« Les négociations internationales ne peuvent pas progresser de manière significative à cause de la position de pays qui privilégient leurs intérêts nationaux plutôt que le bien commun », déplorait-il dans La Croix. « La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l’échec des Sommets mondiaux sur l’environnement », écrit le souverain pontife dans son encyclique.

Le 12 mai, le pape assurait aux « puissants de la terre » que « Dieu les jugera (…) s’ils ont œuvré afin que l’environnement ne soit pas détruit.

Psaume AT 41

Que la terrre benise le Seigneur :

A lui, haute et gloire éternelle !!

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